Le 3 mai prochain, la troupe du BVE, ou Bureau de la Vie Etudiante de l’Université de Reims Champagne Ardennes (URCA), ouvrira le festival Reims monte en scène avec leur représentation de La Comédie animale, d’Andreas Marber.
Un bar à Stuttgart. Un homme, prophète de comptoir, a des problèmes d'incontinence, urinaire et verbale. Le patron, laconique, essuie les verres et les tabourets. Un écrivain de romans de gare vient pêcher des répliques. Le juke-box yoyote et on licencie chez Daimler Chrylser.
Échoués dans ce cimetière des désirs, des hommes déroulent rituellement le fil du temps, entre bière, demi-poulet et jeux de mots foireux. Ils sont les témoins frustrés d'un temps qui s'est figé pour eux, ils dérivent hors d'un monde dont ils ne veulent ou ne peuvent plus rien savoir. Dans ce microcosme ritualisé, ce temple de l'immobilisme, l'arrivée des femmes crée l'événement : une femme entre deux âges en quête d'amour, deux aventurières des temps modernes, une jeune mariée alimentent, un temps, les fantasmes masculins. Leurs intrusions successives sont autant de préludes à l'irruption du féminin là où on l'attend le moins.
La troupe du BVE a reçu le prix « coup de cœur du jury » lors de la 24e édition du festival Reims monte en scène en 2011 pour Déjantés, d’Olafur Haukur Simonarson.
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